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Au Bonheur des Dames - Résumé - Emile Zola

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bonheurdesdame

Description :

A tous les désepérés de la lecture du "Bonheur des dames", voici un skyblog enfin utile à la communauté. Si tu en es à la page 12 du pavé et que tu es exaspéré par l'interrogation de demain ou si tu as pris ton courage à deux mains et que finalement tu as fini ta lecture mais sans avoir rien capté alors tu es tombé sur la bonne adresse. Bonne visite ou plûtot bon travail !
Et puis, comme on dit dans le jargon: "Lâchez des coms!!"

P.S: Malgré mon ironisme débridé [ :-)))], je respecte complètement le travail de Zola et ne conteste absolument pas son talent. Il reste et restera toujours un auteur exceptionnel.

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Petite (?!!?!) liste des personnages

La dynastie des Lhomme :
-Mme Aurélie : employée du « Bonheur », première (chef de rayon) au rayon confections, femme de M Lhomme
- M Lhomme : employé du « Bonheur », premier caissier, mari de Mme Aurélie
-Lhomme Albert : employé du « Bonheur », caissier puis renvoyé, fils des Lhomme

Les Baudu :
-M. Baudu : oncle de Denise, tient une boutique de tissus
-Colomban : employé des Baudu
-Denise : normande, 20 ans, employée du « Bonheur », vendeuse au rayon confections puis renvoyée puis reprise vendeuse puis seconde aux confections puis première (chef de rayon) au rayon costumes pour enfant
-Baudu Elisabeth : épouse de M Baudu
-Baudu Geneviève : fille des Baudu
-Jean : frère de Denise, 16 ans
-Pépé : frère de Denise, 5 ans


Les clients du « Bonheur » :
-Blanche : fille de Mme de Boves, 20 ans
-Mme Bourdelais : 30 ans, amie de Mme Desforges
-M Bourdelais : sous-chef du ministère des finances
-Mme Boutarel : vient de la campagne, dépensière
-Mme de Boves : 45 ans, comtesse, amie de Mme Desforges
-M de Boves : comte, trompe de sa femme
-Mme Desforges Henriette : 35 ans, maîtresse de Mouret, veuve, jalouse
-Edmond : 8 ans, enfant de Mme Bourdelais
-Mlle Fanny : ouvrière
-Mme Guibal : économe, maîtresse de M de Boves, amie de Mme Desforges
-M Guibal : avocat, ne voit pas beaucoup sa femme
-Lucien : 4 ans, enfant de Mme Bourdelais
-Madeleine : 10 ans, fille de Mme Bourdelais
-Mme Marty : 35 ans, dépensière, amie de Mme Desforges
-M Marty : professeur au lycée Bonaparte
-de Vallagnosc Paul : travaille au ministère de l'intérieur, amant puis mari de Blanche de Boves, ami de Mouret
-Valentine : fille de Mme Marty, 14 ans


Les employés du « Bonheur » :
-Bourdoncle : adjoint du patron puis renvoyé
-Bouthemont : premier (chef de rayon) à la soie puis renvoyé
-Mme Cabin : femme de ménage
-Cugnot Pauline : amie de Denise, vendeuse au rayon lingerie
-Deloche : vendeur au rayon dentelles puis renvoyé-Mlle de Fontenailles : marquise, pauvre, protégée d'Henriette, maîtresse puis femme de Joseph
-Favier :vendeur au rayon soie puis premier vendeur puis second puis premier (chef de rayon)
-Mme Frédéric : veuve, seconde aux confections puis démission
-Hutin : premier vendeur au rayon soie puis second puis premier (chef de rayon) puis renvoyé
-Joseph : empaquette les paquets, ami d'Albert Lhomme
-Jouve : inspecteur, surveille les vols
-Levasseur : chef de service (commandes de l'étranger)
-Liénard :vendeur au rayon laine-Vadon Marguerite : première vendeuse au rayon confections puis seconde puis démission
-Mignot : vendeur au rayon gants puis renvoyé
-Pierre : serveur au réfectoire
-Prunaire Clara : vendeuse au rayon confections puis disparue
-Robineau : second à la soie puis renvoyé
-Victor : serveur au réfectoire


Les petits commerçants :
-Bédoré et sa soeur : dirigeants de la bonneterie
-Bourras : vendeur de parapluies
-Cornaille: propriétaire d'une boutique à Valognes où travaillait Denise avant d'arriver à Paris
-Deslignières : bimbelotier
-Finet Aristide : fondateur de la boutique des Baudu
-Grognet : parfumeur
-Hauchecorne : successeur de Finet
-Naud : cordonnier
-Piot et Rivoire : marchands de meubles
-Quinette : vendeur de gants
-Mme Sauveur : dirigeante d'une boutique de tissus
-Mlle Tatin : lingère
-frères Vanpouille : vendeurs de fourrures
-Vinçard : vendeur de tissus puis restaurateur


Autres:
-Baugé: vendeur au « Bon Marché » puis au « Bonheur », amant puis mari de Pauline
-Gaujean : fabricant de soie à Paris, ami de Robineau
-Mme Gras : nourrice de Pépé
-Baron Hartmann: riche, président du Crédit Immobilier
-Mouret Octave : patron du « Bonheur »
-Thérèse : nièce du pâtissier, maîtresse puis femme de Jean


Remarque: Le Bonheur est un magasin extrêmement bien organisé hiérarchiquement parlant:dans chaque rayon le grade le plus bas est "1er vendeur", ensuite oon passe "second" et enfin "premier", c'est-à-dire chef de rayon:
1er vendeur => second => premier
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#Posté le dimanche 19 mars 2006 11:32

Modifié le mardi 24 juillet 2007 03:23

Résumé (ultra!!) développé (pour ceux qui ont lu le roman)

Résumé (ultra!!) développé (pour ceux qui ont lu le roman)En début d'octobre 1864, Denise Baudu, une jeune Normande de 20 ans originaire de Valognes arrive à Paris avec ses frères Jean et Pépé. En effet, leur père, qui a tenu une teinturerie, est décédé, il y a un an des suites d'une maladie dont est morte leur mère un mois avant lui. C'est justement à la mort de leur père que leur oncle, Baudu, écrit à Denise qu'il y aurait bien une place pour elle dans sa boutique et comme Jean a trouvé une place d'apprenti chez un ivoirier à Paris, elle s'est décidée à partir. Mais depuis un an, les affaires ont mal tournées et Baudu ne peut pas embaucher Denise. Il l'emmène alors chez Vinçard, une autre petite boutique, qui doit être prochainement cédée à Robineau qui travaille au « Bonheur des Dames ».
"Au Bonheur des Dames" est un grand magasin, actuellement dirigé par Octave Mouret, fils de François Mouret et Marthe Rougon. Le « Bonheur » a été fondé en 1822 par les frères Deleuze. L'aîné des frères étant décédé, Caroline, sa fille, veuve Hédouin se marie avec Mouret. L'oncle Deleuze et Caroline décédant peu après, Mouret est le seul héritier. Il agrandit le magasin qui ruine peu à peu les boutiques du quartier. Les Baudu, tenant le « Vieil Elbeuf » qui se trouve en façe du « Bonheur », en sont exaspérés. Le système de ce magasin est basé sur le renouvellement du capital, c'est-à-dire que même si les prix ne sont pas élevés, les bénéfices peuvent être très importants si la marchandise est sans cesse et très rapidement renouvelée. Le « Bonheur » est un des seuls magasins à vendre le « Paris-Bonheur », une pièce de soie vendue à perte qui attire la clientèle.
Denise, ne pouvant être embauchée par Vinçard, décide d'aller chercher du travail au « Bonheur des Dames ». Là, elle rencontre Henri Deloche, un grand timide pas très à l'aise qui cherche aussi du travail.
Chez Mme Desforges, Mouret rencontre le baron Hartmann qui pourrait l'aider à financer les agrandissements de son magasin. En effet le Crédit Immobilier veut faire construire la rue du Dix-Décembre qui passerait devant le « Bonheur ». Mouret voudrait donc s'associer avec lui pour faire du « Bonheur » le plus vaste magasin de Paris qui serait entouré par la rue du Dix-Décembre, la rue Michodière, la rue de Choiseul, la rue Neuve-Saint-Augustin et la rue Monsigny.
Grâce à Mouret, qui a remarqué Denise malgré ses allures de paysanne, la jeune femme est engagé par Bourdoncle, l'adjoint au patron, au rayon des confections. En plus de travailler, elle est logée dans une chambre dans le magasin.
Le lundi 10 octobre, c'est son premier jour de travail et c'est aussi celui de la vente des nouveautés d'hiver. Et Denise doit subir les railleries des vendeuses qui, se moquant de ses souliers et de sa chevelure difficile à coiffer, ne lui laissent aucune vente importante. Ainsi, fatiguée de ranger les manteaux dépliés, elle s'angoisse le soir dans sa chambre car elle ne sait pas comment elle va payer la pension de Pépé, gardé par une vieille dame. Jean, ne comprenant pas son désespoir, lui demande des sommes importantes d'argent qu'elle gagne difficilement pour se dépêtrer de ses aventures amoureuses. Il sait manipuler sa s½ur : il lui fait même croire qu'il va se faire tuer par un mari jaloux. Heureusement, un soir, Pauline, sa nouvelle amie vient la consoler et lui prête de l'argent. La morte-saison d'hiver arrive alors. C'est une période qui s'étend de décembre à février où les clients se font plus rares, l'attrait dû à la nouvelle collection s'estompe, il fait froid...
Denise s'intéresse aussi aux histoires de c½ur de son comptoir et découvre ainsi que Colomban est amoureux de Clara, une vendeuse du même rayon qu'elle, prétentieuse, hautaine, railleuse et caustique et qui ne fait que se moquer de Denise. Celle-ci est également victime d'une rumeur qui veut que son amant soit Jean et Pépé, leur fils.
En mai 1865, Mme Aurélie invite toutes les vendeuses de son rayon dans sa maison de Rambouillet, toutes sauf Denise qui accepte l'invitation de Pauline pour une sortie à Joinville, avec Baugé, l'amant de Pauline. Là, Denise trouve Hutin, un jeune vendeur galant et avenant mais profondément hypocrite, dont elle est un peu amoureuse, dans un restaurant. Elle rencontre également Deloche qui lui confie qu'il est amoureux d'elle mais pour Denise ce n'est malheureusement qu'un simple ami.
Juillet arrive et Denise commence à prendre peur : c'est la morte-saison d'été, l'époque des renvois. Bourdoncle, l'adjoint tyrannique de Mouret, renvoie pour un rien, de plus il n'apprécie pas trop Denise, qui pense que si quelqu'un doit être licencié dans son comptoir, ce sera elle. En réalité, Bourdoncle ne fait qu'exécuter les ordres de Mouret : celui-ci veut conserver son image de patron paternel, tout en continuant à virer pour économiser. Denise est alors obligée, à cause des sommes d'argent demandées par son frère, de coudre des n½uds de cravate la nuit, donnés gentiment par Robineau, le second à la soie. On découvre aussi que Hutin veut la place de second de Robineau et fait tout pour le faire partir.
Petit à petit, naît entre Denise et Mouret une sorte de complicité dont aucun des deux ne comprend qu'il s'agit en fait d'un véritable coup de foudre : en effet, ni l'un ni l'autre ne sait ce qu'est l'amour, qu'il s'agisse de la naïve Denise ou du déjà trop expérimenté Mouret, habitué à des relations sans lendemain.
Un jour de juillet, Pauline et Denise sont surprises à bavarder par Jouve (les vendeuses n'ont en effet pas le droit de communiquer entres elles), celui-ci n'en parle pourtant pas à Bourdoncle. Jouve fait alors des avances à Denise, comme à d'autres vendeuses. Celle-ci refuse catégoriquement, et l'inspecteur veut se venger. Un peu plus tard, elle rencontre Jean qui veut encore une fois lui demander de l'argent. Elle se fait alors surprendre par Jouve qui croit que c'est son amant. L'inspecteur va alors enfin faire son rapport à Bourdoncle. Denise est alors renvoyée par Bourdoncle qui n'a pas consulté Mouret avant de prendre cette décision. Mouret est alors victime de son système de renvois : apprenant le renvoi de Denise, il s'énerve contre Bourdoncle car il voit là une tentative d'échapper à son pouvoir (alors que c'est comme ça traditionnellement, que cela se passe). Il se renseigne et découvre donc que Jean est son frère et parle même de reprendre Denise : une bien étrange attitude aux yeux de Bourdoncle. C'est à ce moment-là que les autres personnages commencent à sentir la tendresse de Mouret pour Denise.
Denise loue alors une chambre chez Bourras, un petit vendeur de parapluies très hostile à Mouret et virulemment opposé à son gigantesque magasin à bas prix. Quelques fois, Colomban vient la voir pour lui parler de Clara dont il est amoureux. Denise va de petits boulots en petits boulots jusqu'en septembre, lorsque Bourras l'embauche chez lui, par charité.
En janvier 1866, conseillée par Deloche, elle entre comme vendeuse chez Robineau qui, lui aussi renvoyé du « Bonheur » a repris la boutique de Vinçard. Hutin est donc second et Favier premier vendeur à la soie. Robineau, aidé par Gaujean, décide de batailler contre le Paris-Bonheur de Mouret, la soie miracle. Lui aussi décide de créer sa faille (soie noire). Mais Mouret baisse le prix du Paris-Bonheur devant les yeux effarés de ses salariés. Puis Robineau baisse. Et ainsi de suite. Finalement, c'est Mouret qui gagne la partie mais Robineau a perdu beaucoup d'argent.
Au printemps, Mouret achète l'hôtel Duvillard qui se trouve entre la boutique de Bourras et le « Bonheur ». Bourras, lui aussi est en pleine lutte avec Mouret pour lui prendre des clientes mais comme avec Robineau, c'est Mouret qui gagne.
En juillet 1866, Denise, un an après son renvoi, promène comme d'habitude Pépé aux jardins des Tuileries. C'est là qu'elle rencontre Mouret, qui se rend chez Mme Desforges. Mouret préfère retarder sa visite et se promener avec Denise. Il lui propose de revenir et bavarde un moment avec elle des grands magasins. C'est là qu'il se rend compte qu'il en est amoureux. Mouret va même jusqu'à dire n'importe quoi pour rester avec elle. Mais finalement, il se rend compte en apercevant les fenêtres de Mme Desforges qu'il ne peut pas la retenir davantage et s'en va. En revenant chez Bourras, Denise apprend que le loueur de celui-ci a vendu sa maison à Mouret et que le bail de Bourras n'est plus que de neuf ans.
Le lendemain, Denise vient dîner chez son oncle Baudu. Les affaires de celui-ci ne cessent d'empirer tandis que le « Bonheur » s'agrandit avec la construction de la rue du Dix-Décembre dont avait parlé Mouret et le baron Hartmann. Geneviève, la fille de M Baudu, qui est amoureuse de Colomban va très mal : elle sait que celui-ci est amoureux de Clara. De plus le mariage de Geneviève avec le jeune homme est repoussé car le père de la jeune fille ne veut pas laisser à Colomban une boutique en faillite. Denise essaie de raisonner Colomban mais celui-ci explique qu'il aime réellement Clara.
Plus les mois passent et plus le grand magasin ruine les boutiques. En décembre 1866, Baudu est obligé de vendre sa maison de Rambouillet aux Lhomme alors que Robineau est ruiné. Le « Vieil Elbeuf » n'arrête pas de perdre des clients notamment Mme Bourdelais qui était une de ses plus fidèles clientes.
Voyant que Robineau n'a plus besoin d'elle mais qu'il n'ose pas le lui dire, Denise décide de revenir au « Bonheur » comme Mouret le lui a proposé.
En février 1867, elle reprend donc son travail dans le grand magasin. Le 14 mars 1867, c'est la vente des nouveautés d'été : toutes les clientes se retrouvent au « Bonheur » et font des folies. De plus, Mouret a inventé un nouveau système, les rendus : quand une cliente ne est pas satisfaite du produit, elle le ramène et est remboursée. Comme Mme Frédéric, seconde à le soie a démissionné, c'est Denise qui prend sa place de seconde aux confections. Pauline aiguise la jalousie de Denise en lui répétant que Mouret est amoureux de Clara, qui est elle aussi sa maîtresse. Bouthemont va d'ailleurs informer Madame Desforges (la maîtresse « officielle » de Mouret) de la concurrence d'une seconde maîtresse travaillant aux confections mais il omet de préciser qu'il s'agit de Clara. La veuve décide alors d'aller trouver la jeune femme mais elle tombe sur Denise et la prend pour sa rivale. Depuis que Hutin a pris la place de second à la soie (renvoi de Robineau), il est devenu hautain avec ses collègues et même avec Favier, son ancien ami. Lors d'un rendez-vous, Mouret cherche à séduire Denise avec la recette de la journée mais c'est un échec: non seulement elle refuse ses avances mais en plus la vue de l'argent la blesse. Cependant elle est quand même bouleversée par ce retournement de situation. En effet, elle est troublée quand il lui parle. Bourdoncle, pressentant une liaison sérieuse, surgit dans le bureau sous le prétexte du nombre de clientes de la journée, au grand damne de Mouret.
Depuis qu'elle a été reprise au « Bonheur » et qu'elle est seconde, Denise est beaucoup plus respectée dans son rayon et ne connaît plus de problèmes d'argent. Le premier dimanche d'août 1867, le jour de l'inventaire, Denise se remet d'une entorse. Elle reçoit une lettre de Mouret qui l'invite à dîner le soir avec lui. Elle est au courant des légendes de ce dîner : Clara (ancienne maîtresse de Mouret) et d'autres y sont déjà allées. Denise refuse le parallèle mais se rend compte qu'elle en est amoureuse, grâce notamment à sa jalousie. Dans la journée, elle se retrouve seule avec lui. Elle refuse toujours ses avances et ne veut pas aller au dîner, malgré les discours et les pleurs de Mouret. Elle prétend devoir dîner chez son oncle, ce qui ne convainc pas Mouret. Celui-ci devient brutal, mais Denise refuse d'être une aventure de passage. Cela étonne Mouret de plus en plus. Denise s'en va et l'homme la suit d'un regard desespéré. Contrairement aux rumeurs qui circulent sur elle dans le magasin, elle n'a pas cédé à son patron. En août, Baugé qui a quitté le « Bon Marché » et qui travaille maintenant au « Bonheur » se marie avec Pauline.
Mme Desforges trouve comme stratagème pour faire avouer à Mouret qu'il en aime une autre, de faire venir Denise chez elle pour retoucher un manteau et de l'insulter en présence de Mouret. Ce dernier ne voit presque plus sa maîtresse et ne vient que pour parler avec le baron Hartmann. Mouret convainc d'ailleurs celui-ci de faire d'autres agrandissements de son magasin. Comme Mouret s'ennuie chez elle, il vient avec son ami Paul de Vallagnosc. Mouret, après avoir compris que Denise faisait une retouche chez Mme Desforges, commence à se douter de la ruse. Elle excite la jalousie de Denise et l'insulte. Mouret met fin aux injures et la console. Le patron du « Bonheur » rompt enfin avec Mme Desforges.
Bouthemont est renvoyé : Hutin devient premier et Favier second. Mme Desforges, pour se venger, décide de fonder avec Bouthemont un concurrent au « Bonheur » : un nouveau grand magasin nommé « Les quatre saisons ».
Le 25 septembre 1867, de nouveaux travaux d'agrandissements commencent. Mignot et Albert Lhomme sont renvoyés pour une affaire de vol. Bourdoncle excite la jalousie de Mouret en disant que Denise a plusieurs amants dans le magasin. Mouret profite d'une erreur de Hutin, un des soi-disant « amants », pour vider son c½ur : il sermonne violement le jeune homme et menace de le virer. Hutin est sûr que c'est à cause de Denise. Il se venge alors en la voyant consoler avec Deloche qui pleurt (les bavardages sont strictement interdits). Il appelle Bourdoncle qui appelle Mouret. Celui-ci a une explication avec Denise dans son bureau. En réalité, Denise et Deloche parlaient de leur pays d'enfance car lui aussi a habité Valognes. L'explication d'un directeur avec sa vendeuse devient très rapidement une scène de jalousie passionnée. Mouret reproche à Denise ses amants. Comme elle n'en a aucun et que Mouret ne la croit d'abord pas, elle préfère partir de la maison. Mais le patron du « Bonheur », fol amoureux, barricade la porte. Finalement Denise ne lui cède pas et s'en va. Pourtant elle l'aime. Le lendemain de cette entrevue, Mouret nomme Denise première au rayon costumes pour enfants spécialement créé pour elle. Marguerite passe donc seconde aux confections.
Denise devient alors la « reine » du magasin. Mouret qui est obsédé par elle et qui comprend peu à peu que l'argent ne l'intéresse pas opte pour la tactique de l'amitié. Il entame alors de longues discussions avec elle dans lesquelles Denise lui soumet ses idées : créer un orchestre dans le magasin et prendre des mesures pour améliorer la vie des salariés. Elle devient populaire et tout le monde la respecte même Bourdoncle et Clara qui étaient encore les seuls à s'en méfier. Denise arrive aussi à sauver l'emploi de son amie Pauline, enceinte qui sans elle aurait été renvoyée.
En novembre 1867, Denise va rendre visite à sa cousine, Geneviève qui est gravement malade. En effet, Geneviève éprise de Colomban fait venir sa cousine pour la questionner au sujet de celui-ci : il s'est enfui sans donner de réelles explications. Cependant la jeune femme soupçonne qu'il soit parti à la poursuite de Clara la jeune vendeuse dont il est tombé amoureux bien que celle-ci n'éprouve guère de réels sentiments envers lui. Quelques temps plus tard, Geneviève décède. L'enterrement de la jeune fille a lieu le samedi suivant et tous les propriétaires des petites boutiques du quartier sont présents. Plusieurs semaines s'écoulent. Robineau, quant à lui est pris de regrets d'avoir ruiné sa femme (voulant concurrencer le Bonheur, il n'a cessé de baisser les prix, s'endettant fortement). Rongé par les remords, il se jette sous les roues d'un omnibus. Fort heureusement, il n'a qu'une jambe cassée. Suite aux nouvels agrandissements, les petits commerçants sont définitivement ruinés. Mouret rachète la masure de Bourras qui est à la rue.
En janvier 1868, la mère de Geneviève décède, laissant son mari dans un désarroi profond. Celui-ci a arrêté la bataille avec la « Bonheur ». Jean annonce à Denise qu'il va se marier avec la nièce du pâtissier, Thérèse.
On apprend que Baudu est maintenant dans une maison de retraite et que le magasin de Bouthemont a été incendié. Bouthemont avait pourtant eu une idée que Mouret aurait bien aimé avoir avant lui : faire bénir son magasin. Paul de Vallagnosc se marie avec Blanche de Boves et Joseph avec Mlle de Fontenailles.
Un lundi de février, c'est la grande inauguration du magasin enfin terminé. Mouret a choisi de faire une grande exposition de blanc. Tous les meubles, les dentelles, les soies, les étoffes blancs sont sortis. Mme de Boves, elle, n'est plus dupe du manège de son mari qui la trompe avec Mme Guibal. Paradoxalement, elle n'en veut pas à son amie de toujours. Denise annonce sa démission : elle veut partir un mois à Valognes pour se reposer. Hutin est renvoyé (Favier passe donc premier) mais une fois « Les Quatre Saisons » réinstallé, il ira y travaillait. Pendant la journée, Mme de Boves est prise à voler des dentelles, Deloche est renvoyé. Mouret qui s'est rendu compte que Bourdoncle jalousait sa place le renvoie. Pour Mouret, la journée a été radieuse : il atteint enfin les un million de francs de recette dont il a tant rêvés.
Alors que Denise s'occupe de ses frères comme une véritable mère, Mouret, ému, décide de la convoquer. Désemparé par son prochain départ, l'homme estime qu'il est temps de la demander en mariage. La jeune femme est hésitante : elle doute du réel amour d'Octave. Mais ses incertitudes s'estompent et Denise accepte enfin.
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#Posté le dimanche 19 mars 2006 11:35

Modifié le dimanche 08 juillet 2012 15:22

Résumé général (un peu plus rapide quand même...)

Denise est une jeune normande d'une vingtaine d'années. A la suite de la mort de ses parents, elle arrive à Paris avec ses deux frères. Elle admire les richesses d'un grand magasin, « Au Bonheur des Dames », mais elle se rend chez son oncle Baudu qui tient une petite boutique de tissus qui se trouve sévèrement concurrencé par Octave Mouret, le directeur de l'immense magasin.
On découvre progressivement la vie du grand magasin dont le sort repose sur quelques grands produits d'appel comme un tissu de soie, le «Paris-Bonheur», vendu à perte. Beaucoup de vendeurs et de vendeuses, des rayons nombreux, tout un monde très actif où Denise rêve d'être engagée.
Chez Mme Desforges, la maîtresse d'Octave, une société bourgeoise et féminine discute des marchandises offertes. Mouret vient y rencontrer un riche baron qui peut financer les agrandissements qu'il souhaite. Il lui explique ses ambitions. Lors du grand jour où doit être lancée la soie nouvelle, une marée d'acheteuses se précipite au magasin. Pendant ce temps, Denise, qui a été engagée, ne parvient pas à s'imposer, victime des avanies de ses collègues. Parfois consolée par son amie Pauline, Denise n'échappe pas aux soucis d'argent. En plus, elle est mal vue de ses supérieurs et sa vie est bien terne, malgré une sortie où elle rencontre Deloche, un amoureux timide.
À la morte-saison, les employés craignent pour leur emploi et les ambitions s'exaspèrent. Denise est injustement renvoyée, en partie à cause de l'inspecteur Jouve à qui elle a refusé des avances. Elle s'installe alors chez le père Bourras, un artisan lui aussi victime de Mouret, lequel convoite sa maison.
Malgré sa situation difficile, Denise défend les méthodes de Mouret qui éprouve des sentiments pour elle. Les agrandissements énormes du « Bonheur » amènent les Baudu, cousins de Denise, au désespoir, ils ne vendent plus rien, d'autant plus que leur vendeur, fiancé à la fille de la maison, courtise une vendeuse du Bonheur! Dans le grand magasin, une débauche de marchandises et de réclames attire une foule considérable, dont quelques voleuses. Denise, réengagée, va devenir seconde à son rayon. Au moment de l'inventaire, elle est invitée par Mouret. Cela se sait dans le personnel, mais, contrairement à ce qui se raconte, elle n'a aucune relation amoureuse avec son patron.
Elle va être humiliée en sa présence par la maîtresse en titre de Mouret qui, devant la froideur de son amant veut lui faire avouer qu'il la trompe. Mouret console Denise et s'en va avec elle. La jeune fille devient alors la "reine du magasin" et fait bénéficier le personnel de sa bonté agissante. C'est l'agonie des petits commerçants: morts, fermetures, expulsions, mais peut-être quand même un progrès général.
Le triomphe de Mouret est complet dans un décor de «blanc» éclatant: cent mille clientes et un million de recette dans la journée. Il est si enthousiaste qu'il finit par se déclarer à Denise. Le mariage est pour bientôt...
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#Posté le mardi 23 mai 2006 11:24

Modifié le mardi 23 mai 2006 11:58

Petite bio de l'auteur, Emile Zola

2 avril 1840-29 septembre 1902, Ecrivain Français

Emile Zola est né à Paris en 1840 et est mort à Paris en 1902, à 62 ans. Zola est un naturaliste : ses écrits se voulaient une imitation fidèle de la nature. Il écrivit notamment L'assommoir, La curée, Pot-Bouille et Germinal.

Orphelin de père à sept ans, il doit abandonner ses études et pratiquer divers petits métiers avant d'entrer, en 1862, à la librairie Hachette, où il est employé. Vite chef de la publicité, il commence à écrire des contes, dont un volume paraît en 1864. Mais décidé à vivre de sa plume, il démissionne de la librairie Hachette le 31 janvier 1866.
Le scandale de la publication de certains de ses articles sous le titre Mes Haines et le soutien qu'il apporte à un peintre comme Manet le font connaître. Il commence à publier des romans, dont Thérèse Raquin, qui est sa première réussite. Après la guerre de 1870, à laquelle il ne participe pas parce que, fils de veuve et myope, il n'est pas mobilisable, il devient journaliste parlementaire. C'est le 22 juillet 1872, par la signature du contrat qui le lie à l'éditeur Georges Charpentier lui assurant cinq cents francs par mois, que commence véritablement sa carrière littéraire, qu'il mène de front avec le journalisme auquel il ne renonce pas. Peu à peu ses romans lui valent l'amitié d'écrivains comme Flaubert, les frères Goncourt, Daudet et Tourgueniev. Le succès de L'Assommoir, publié en 1877, septième volume des Rougon-Macquart, lui confère à la fois la notoriété et l'aisance. Sa maison de Médan devient, le jeudi où il reçoit, le lieu de rendez-vous de jeunes écrivains tels que Huysmans ou Maupassant.
Ses grands romans, Nana en 1880, Au bonheur des dames en 1883, Germinal en 1885, l'¼uvre en 1886, qui le brouille définitivement avec Cézanne, permettent au naturalisme de triompher dans toute l'Europe. Indigné par la dégradation du capitaine Dreyfus, le 5 janvier 1895, à l'Ecole militaire, il dénonce à la fin de l'année dans trois articles que publie Le Figaro les campagnes de presse contre la République et les Juifs. Convaincu que le véritable coupable de l'affaire Dreyfus est le commandant Esterhazy, qui est acquitté à l'unanimité le 11 janvier 1898, Zola publie dans L'Aurore deux jours plus tard l'article "J'accuse". Condamné à un an d'emprisonnement et à 3 000 francs d'amende, il doit quitter la France le 18 juillet 1898. A son retour, en 1899, injurié, radié de l'ordre de la Légion d'honneur, abandonné par une grande partie de ses lecteurs, il meurt asphyxié par le poêle de son bureau. Une foule rendit hommage pendant ses obsèques à celui qui avait osé mettre en jeu sa notoriété au nom de la morale.
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#Posté le mardi 23 mai 2006 11:40

Commentaires (analyse rapide)

A travers une histoire d'amour qui pour une fois se termine bien, le roman nous entraîne dans le monde des grands magasins, l'une des innovations du Second Empire. Le roman est marqué par trois moments importants qui sont les trois grandes ventes. L'intrigue professionnelle et l'intrigue amoureuse sont constamment enlacées. La modernité, au coeur de l'intrigue, a évolué et a su se faire accepter à travers l'opinion d'une héroïne attachante. L'histoire se passe entre les années 1864 et 1868, à l'époque des grands magasins comme « La Samaritaine » et « Le Bon Marché ». Après quelques années, on remarque qu'il y a encore cette bataille racontée dans le livre, entre les boutiques, préférées pour leur qualité et leur luxe et les grands magasins préférés pour leur bas prix et leur diversité.
« Au bonheur des dames » est le onzième volume de la série « Les Rougon-Macquart », publié en 1883. Ce roman marque un tournant dans les « Rougon-Macquart »: pour la première fois, les destructions que cause la société moderne y sont, sinon exaltées ou justifiées, au moins excusées par le progrès général dont elles seraient porteuses au bout du compte. Il est entendu que le nouveau commerce inventé par Mouret ruine tous les artisans et les petits entrepreneurs qui l'entourent. Baudu s'endette et sa famille s'effondre, les fabricants cèdent à la pression des gros acheteurs que sont les grands magasins... Bourras et ses échecs sont aussi très symptomatiques: lui, l'artisan, tourne des parapluies en esthète, un à un, et ne s'engage qu'à contre-c½ur dans la série industrielle et le bon marché: mais l'art devra inéluctablement céder la place à l'industrie, et l'ancien commerce lui-même se tuera d'autant plus vite qu'il voudra affronter le géant sur son propre terrain, celui des remises, de la grande quantité, de la vente à perte. Le livre de Zola pénètre en effet dans la logique des méthodes de ces grands magasins : l'usage intensif de la publicité et l'agencement des produits dans un désordre étudié qui est facteur d'agitation, de cohue fécondes.
On sent tout au long du roman une fascination de Zola pour ce grand magasin, même s'il est en fait un monstre engloutissant vendeuses et clientes. Selon lui, le succès des grands magasins, inévitable, est une bonne chose, même s'il s'accompagne de la ruine des autres commerces et de conditions de travail particulièrement dures. Car s'il y a exploitation des clients, ce n'est pas contre leur gré et c'est peut-être en leur faveur puisque les prix bas, l'accessibilité de tous les objets animent une consommation fiévreuse qui satisfait des besoins ou des envies. S'engage alors une croissance irrésistible qui inonde Paris de marchandises et de richesses, transforme les maisons et les rues. Zola énumère en permanence toutes les étoffes disponibles, les dentelles précieuses, les draps, les soies, les manteaux, les gants, la mercerie, le tout dans un «déballé» qui rappellera le Ventre de Paris et ses pavillons, les Halles gargantuesques du début du cycle. Le grand magasin devient ainsi progressivement une sorte de monde-machine, aux mille échanges et aux mille détours, une ville dans la ville.
Le titre lui-même indique qu'il s'agit d'abord d'une séduction du désir féminin qu'il s'agit de comprendre et de capter. D'où le rôle de ces silhouettes d'acheteuses bourgeoises qui sont l'échantillonnage d'une foule femelle et asservie: la réservée et l'avertie, l'économe et la dépensière, la voleuse et l'hésitante, toutes sont fascinées par l'½uvre d'Octave.
Le personnage d'Octave Mouret a réussi par les femmes depuis son arrivée à Paris, et en tant que commerçant il continue d'être un tentateur intéressé. Mais il sera à son tour tenté et dominé par Denise et il rendra symboliquement à la gent féminine tout ce qu'il lui a extorqué. Denise résiste longtemps à Octave, puis l'amène progressivement au mariage. Grâce à elle, Octave ne vise plus à exploiter un personnel quasi captif, et pourrait presque en assurer le bonheur collectif. On voit donc bien l'ambiguïté de la démonstration: « Au Bonheur des Dames » est le produit d'une époque fiévreuse et malsaine, la création d'un aventurier du calicot, mais il est en même temps une force d'avenir, un lieu d'échanges, un monde social très riche.
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#Posté le mardi 23 mai 2006 11:55

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